Trajectoire artistique

Trajectoire visuelle de la gestation et la naissance des KaleiStars, mandalas kaléidoscopiques

Je dessine et je peins depuis toute petite. Malgré mes talents et ma soif artistiques, je choisis la voie scientifique. J’étudie la biochimie au Barnard College de l’Université de Columbia, à New York, de 1983 à 1987, puis à l’université de Lausanne pour étudier la médecine en 1987. Mais, je réalise rapidement que la médecine ne convient pas à mon âme. Je quitte le département de médecine pour étudier la sociologie et l’anthropologie. Après le décès de mon père, en avril 1988, je retourne à New York pour suivre mon cœur en m’inscrivant à la School of Visual Arts. Je travaille pour les artistes Christian Marclay et Peter Halley, ainsi que le galleriste Simon Watson. Avant 1992, je suis intriguée par la vie des femmes saintes et la rupture entre la sexualité et la spiritualité. L’Iran marque ma transition entre l’esprit scientifique et l’ouverture au monde invisible: le jeu des mosaïques, la calligraphie dans les mosquées et les merveilleux paysages. Paradoxalement, en Iran, je me sensibilise à l’intégrité et la puissance de l’énergie féminine. De retour à New York en 1994, j’utilise notre alphabet et la beauté des couleurs pour exprimer l’invisible, le sacré et le mystère de la vie. Je travaille pour Mary Heilmann.

pre-1999 to post-1999

Avant de marcher sur le chemin de Compostelle (de Roncevaux à Saint- Jacques de Compostelle) en 1999, je peinds le mot et son énergie vibratoire. Mon intention pour marcher le chemin de Compostelle est de faire la paix avec mes racines chrétiennes. Inspirée par Thich Nhat Hahn, chaque pas est l’expression de ma gratitude pour tout ce que je suis, ainsi que pour toute la générosité, la bonté et la patience de la Terre. Mon épiphanie m’attend de retour à New York dans mon atelier. Mon expression et mon style changent. Je peinds les paysages du chemin de Saint-Jacques habités de visages que je connais. Malgré le fait d’avoir marché le chemin seule, je ne suis jamais seule.

pre-2001 to post-2001

J’habite proche des tours du World Trade Center à New York. Avant le 11 septembre 2001, je peins les champs énergétiques que je ressens autour de moi. Juste après le 11 septembre, je perds ma connection avec la peinture à l’huile. Je me mets à peindre avec les yeux fermés avec les mains, en utilisant des encres, des craies et de la peinture à l’eau. Je termine chaque œuvre en dessinant en blanc la silhouette d’un oiseau. Je passe du savoir au non-savoir, de l’extérieur à l’intérieur.

post-September 11, 2001

Je change du châssis traditionnel au hula-hoop, je passe de la toile au tissu, à la nappe en plastique, aux serviettes en papier, aux sachets en plastique… Je peins mes paysages intérieurs. Je couds des spirales. Je dessine et je crochète des mandalas dans les salles d’attente, dans le métro, dans l’avion. Je le fais encore, notamment quand j’écoute une conférence, pas à cause de l’ennui mais pour mieux entendre et me connecter au centre du moment.

post-September 11, 2001

J’enseigne le yoga et l’art aux enfants et aux adultes pendant plus de 14 ans. J’aime partager l’expérience des énergies dans le corps et la connexion à notre puissant puit intérieur. J’écris et illustre un livre sur les chevaliers de l’amour et les portes qui connectent notre corps physique au non- physique, aussi connues sous le nom de chakras.

2009 to 2010

Je peins avec les deux mains simultanément pour célébrer l’union et l’harmonie des deux hémisphères cérébraux. Je commence à photographier tout ce qui m’ancre dans l’émerveillement et la profondeur du moment présent: le savon dans le lavabo, le reflet lumineux sur une vitre, un objet sur le trottoir… En 2010, le mandala kaléidoscopique est né. L’intention du KaleiStar est de célébrer la beauté de la vie et de chaque être, de mirroiter notre profondeur et notre mystère, d’approfondir le souffle et notre connexion, de rendre visible l’invisible…